Maison passive : écologique et économique

Hélène Violet
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Imaginé dès les années 1970, le concept de la maison passive se fait chaque année plus accessible grâce à l’évolution des techniques de construction. Economique et écologique, elle a tout pour plaire.

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Maison passive : écologique et économique
Performance technique et harmonie avec l'environnement sont les atouts de la maison passive. © Oredia
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Confortable, moderne et souvent associée à une architecture novatrice (même si cela n’a rien d’une obligation), la maison passive gagne des adeptes partout en Europe. Il s’agit d’un bâtiment à « énergie positive », ce qui signifie que l’énergie produite ou collectée via des sources renouvelables est suffisante pour assurer les besoins des occupants : chauffage via de grandes baies vitrées ensoleillées, puits canadiens, panneaux solaires, ou même la chaleur dégagée par les habitants eux-mêmes… Tout est mis en valeur dans une maison passive, et rien ne se perd !

Quels critères doivent être retenus ?

Les normes les plus complètes sont celles édictées par le Passivhaus Institut, en Allemagne. Elles fixent notamment un besoin énergétique en chauffage ne pouvant dépasser 15 kWh par mètre carré et par an (la norme RT 2012, à titre de comparaison, exige en moyenne 50 kWh/m²/an). L’étanchéité à l’air extérieur est un autre critère technique mais déterminant pour emporter la qualification de maison passive (n50 inférieur à 0,6 /h). La consommation totale d’énergie primaire, enfin, (chauffage de l’air et de l’eau, éclairage, consommation électrique…) ne doit pas dépasser 120 kWh/m²/an.

3 bonnes raisons de choisir la maison passive

  • 1 - Une économie spectaculaire de chauffage.
  • 2 - Un vrai confort de vie à l’intérieur, été comme hiver.
  • 3 - L’absence de pollution de l’air par le chauffage.

Plus cher qu'une maison traditionnelle

Les constructeurs spécialisés en éco-habitat et en maisons passives sont encore rares en France, mais sont loin d’être introuvables. Le chantier d’une maison passive, cependant, va revenir à un coût nettement supérieur par rapport à une maison RT 2012 « standard ». Outre l’étude thermique initiale, la construction exigera des matériaux isolants spécifiques, ainsi que des éléments de menuiserie finement travaillés. Au total, et à surface équivalente, le surcoût est estimé entre 15 et 25 % pour une maison individuelle, et jusqu’à 10 % pour un appartement.

Chiffres clés

Une maison passive coûte de 15 à 25 % plus cher qu'un habitat traditionnel. 

Des factures d'énergie divisées par 4

La construction et l’acquisition d’une maison passive doit se concevoir avant tout comme un investissement à long terme, et comme un pari sur une évolution future défavorable des prix de l’énergie fossile comme le gaz naturel. Dans les faits, une maison passive bien réalisée présentera un coût de fonctionnement nettement inférieur à celui d’une maison traditionnelle, qu’il s’agisse des dépenses liées au chauffage ou à l’entretien courant (pas de chaudière coûteuse à entretenir, etc…). En faisant le choix du passif, vous garantissez par ailleurs à votre bien une solide valorisation sur le marché de la revente.

La maison passive s’impose autant comme une performance technique que comme une certaine idée de la vie en harmonie avec l’environnement. C’est ce double attrait qui séduit un nombre croissant d’acheteurs.

Les points clés à retenir

  • La maison passive doit se suffire à elle-même pour ses besoins de chauffage.
  • Son besoin en énergie ne peut excéder 15 kWh/m²/an.
  • Elle offre une qualité de vie incomparable, et des économies très intéressantes à terme.
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